Le démaquillage : moment de plaisir ou une corvée ?

art du démaquillage bathroom the pretty cream

Il y a 2 ans, une journaliste de Femina Suisse m’a interviewée pour parler de mon rapport au démaquillage. Je suis retombée sur cet article le weekend dernier et je souhaitais vous partager les réflexions suite à cette relecture !

Le fait de me démaquiller et de me nettoyer la peau constitue sans doute mon étape préférée dans ma routine de soin. Lors d’une précédente édition de La Jolie Crème où je mettais en avant le baume de Mamiel, je vous confiais que le démaquillage me permettait de m’offrir une bulle bien-être, image qui illustre parfaitement ma manière d’envisager ce geste beauté.

Le démaquillage, un rituel de bien-être

En discutant beauté avec mes amies ou à l’occasion de nouvelles rencontres, j’ai pu me rendre compte que l’on perçoit très souvent le démaquillage comme une corvée. Certaines personnes le vivent même comme une vraie plaie. Elles préfèrent gagner du temps en négligeant cette étape alors que l’on peut en faire un instant agréable et privilégié.

Mon astuce principale consiste à instaurer un rituel tout en variant les plaisirs. Cela passe par l’utilisation d’un soin très sensoriel tout en alternant plusieurs textures de démaquillant (baume, lait, huile). Pour ma part, une fois le seuil de mon chez-moi franchie, à la fin de la journée,  je me démaquille. Et j’ai mes petites habitudes : j’allume des bougies pour réchauffer mon intérieur, je me prépare une tisane et le temps que mon mélange infuse, je passe au démaquillage.

Démaquillage : le mode d’emploi

Je prélève mon démaquillant au doigt et l’applique directement sur mon visage. Je n’utilise pas d’eau micellaire ou d’eau démaquillante, je préfère choisir une texture un peu plus compacte qui peut se travailler au doigt. Ensuite, je masse le produit pendant plusieurs secondes afin de décoller les impuretés et j’utilise ensuite une petite serviette en coton passée sous l’eau chaude pour enlever le tout.

Ce temps que je m’offre, c’est mon luxe de la journée. Je me sens comme dans un spa et je mets mes sources de tension de côté. Si, au contraire, le démaquillage est pour vous une corvée, le fait de ritualiser ce moment peut être une piste !

Après un bon démaquillage, ma peau est légèrement rougie car la circulation est relancée. Le démaquillage et le massage associé préservent le capital jeunesse, la qualité et la souplesse de la peau. Lorsque je me fais des soins du visage en institut, on me fait souvent remarquer que ma peau est particulièrement souple et facile à travailler. Je pense que c’est en partie lié à ce rituel de démaquillage et de nettoyage de la peau que j’ai adopté depuis mon adolescence.

L’art du démaquillage en douceur

Le démaquillage relève d’une bonne hygiène de vie, au même titre que le brossage de dents. A ce titre, il me semble indispensable de se démaquiller, même si l’on n’est pas ou peu maquillée. Très souvent, les personnes souhaitent traiter des problématiques spécifiques (sensibilité, déshydratation, imperfections, rougeurs, etc.) alors même que les gestes de bases ne sont pas toujours respectés.

S’assurer une peau démaquillée et nettoyée constitue le premier geste beauté à l’origine d’une peau saine. C’est pour cette raison que je suis adepte du double nettoyage lorsque je porte du maquillage. Ce rituel convient en principe à toutes les peaux, à condition de choisir des soins adaptés. J’en ai parlé plus longuement ici !

Si l’on n’utilise pas de maquillage, on peut se contenter de démaquiller ou de nettoyer sa peau sans procéder au double nettoyage.

Entre le maquillage, la sueur, l’excès de sébum, la pollution et les diverses saletés accumulées, il est à mon sens indispensable de se démaquiller en fin de journée, avant de se coucher, pour préparer la peau aux soins. Par ailleurs, la peau se régénère au cours de la nuit donc rendons-lui ce service en facilitant son oxygénation !

Bien choisir son démaquillant 

Entre les laits, gels, huiles, baumes, gelées et autres eaux micellaires, l’offre est pléthorique. Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver et il y a autant de démaquillants que de types de peau et de préférences personnelles. Le principal est de trouver le démaquillant qui nous convient.

A titre personnel, je déconseille l’eau micellaire que je trouve très agressive pour la peau (quel que soit le type de peau d’ailleurs). Pour dépanner ou pour un usage très occasionnel, elle s’avère très pratique mais à long terme, ce n’est pas la solution idéale. Par ailleurs, l’usage du coton n’est pas toujours bon pour la peau. Depuis que j’ai arrêté d’y recourir systématiquement, j’ai moins de rougeurs. Cette remarque est également valable pour les lingettes démaquillantes prêtes à l’emploi, pratiques à glisser dans la trousse de beauté lorsqu’on part en voyage.

En ce qui me concerne, plus mon démaquillant est gras, plus je l’apprécie. Cette texture retire à merveille la saleté en surface et un bon démaquillant n’est-il pas celui qui enlève les impuretés de la peau en douceur ?

Quant aux gants qui permettent de se démaquiller sans produit, je ne les ai personnellement pas essayés. J’imagine que cela doit être très pratique comme solution de dépannage (notamment pour les personnes très peu maquillées) mais à terme, je ne suis pas convaincue que ce geste remplace un vrai démaquillage dans les règles de l’art. L’avantage du démaquillage avec un corps gras, c’est que le gras appelle le gras et les impuretés et le maquillage sont comme emprisonnées et retirées facilement. En passant un gant humidifié sur la peau, il faudra sans doute frotter pour retirer le maquillage.

Le démaquillage, un geste beauté à la portée de tous

Je suis la première à m’offrir des démaquillants élaborés tellement j’aime cette catégorie de soins. Pourtant, on peut se contenter de très peu pour obtenir une efficacité maximale. Il m’arrive d’utiliser des huiles végétales pour me démaquiller, surtout en voyage, parce qu’il s’agit de produits multi usages et j’aime alléger ma valise en transportant des soins multifonctions.

J’aime beaucoup l’huile de coco dont le parfum est très gourmand (mais attention, il peut être comédogène sur les peaux à problèmes), l’huile de jojoba est remarquable lorsque j’ai des imperfections et l’huile de noyaux d’abricots améliore l’éclat de ma peau. L’étendue des possibilités est impressionnantes et se préparer des soins sur mesure en fonction des propriétés souhaitées peut être une option intéressante.  Je suis très convaincue par ces solutions naturelles, très peu coûteuses mais très efficaces. Il faut bien retenir que ces huiles végétales ne s’émulsionnent pas donc il vaut mieux les appliquer à l’aide d’une lingette en coton (ou de cotons réutilisables) passée sous l’eau chaude.

Et vous, le démaquillage rime avec plaisir ou bien c’est plutôt une corvée ? Quels sont vos démaquillants préférés ?

xoxo

Caroline

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